Bio-indication

Parmi les projets développés par l'association, celui de bio-indication s'est réalisé entre 2007 et 2008 . Il avait  pour objectif la détection des pollutions de l'air via des bio-indicateur.

De manière générale, la détection des pollutions de l’air se fait par des capteurs physico-chimiques disséminés dans différents points de la ville. Cependant d’autres moyens existent, comme les indicateurs biologiques qui sont des espèces vivantes réagissant aux variations de notre environnement, notamment lors de pollution de notre atmosphère. Les espèces utilisées dans la détection des pollutions de l'air sont nombreuses, mais seules les plantes et les lichens sont privilégiés à l’heure actuelle.

Les indicateurs biologiques se répartissent en trois groupes :

  • Bio-indicateurs : l’effet de la pollution est visible sur les organismes
  • Bio-accumulateurs : l’effet de la pollution n’est pas visible mais s’accumule dans les organismes
  • Bio-moniteurs : la pollution fait disparaître les organismes

Description

Le projet consistait en l’installation de bio-stations abritant une série de plantes sensibles à l’augmentation de certains polluants. Ces bio-stations étaient placées dans les enceintes scolaires et les parcs publics. Grâce aux outils fournis, des élèves assistés de leurs professeurs ont observé les effets de la pollution sur les végétaux. Ces observations collectées , constituent une base de données. Les résultats affichés dans les bio-stations ont permis de suivre l'évolution des polluants dans l'air.

L’outil pédagogique que constitue la bio-indication auprès d'un jeune public est un moyen concret, simple et interactif permettant d’analyser le problème de la pollution dans leur vie quotidienne. Il s’adresse aux enfants par des changements de couleurs et de morphologies.

 

Objectifs

Ils sont d’ordres :

  1. Sociaux
    • Sensibiliser le public des milieux populaires à la pollution de l'air
    • Créer un parallèle entre le programme scolaire et les animations
  2. Techniques
    • Promouvoir la bio indication comme détection des pollutions atmosphériques
    • Créer un réseau à l’échelle régionale

Résultats

Le projet a visé à améliorer la perception des dégâts occasionnés par la pollution de l'air sur notre environnement. En effet, les modifications que font apparaître les indicateurs biologiques permettent au citoyen de faire une analogie entre lui et cette plante. Il réalise que si cette plante réagit ainsi, cela signifie que lui-même est soumis à ces mêmes pressions. De plus, les végétaux qui constituent la base de son alimentation sont également en proie à ces pollutions et par conséquent susceptibles d’accumuler ces polluants et de contaminer toute la chaîne alimentaire.

Du point de vue de la qualité de l'air respiré et donc de la santé des citoyens, le projet proposait des pistes de changement de comportements. Ce processus a développé des compétences chez  les élèves de citoyenneté , d'esprit critique et de responsabilité. En suivant l’évolution de la qualité de l’air au travers de l'état des bio-indicateurs et des concentrations des polluants dans les bio-accumulateurs, les enfants impliqués sont devenus de véritables « éco-citoyens » et se sont investis  dans la mise en place d'un réseau permanent de bio-indication.

Conclusion

Ce projet a permis  de sensibiliser les enfants à la pollution de l'air au moyen d'un outil ludique.

Il a permis aux enfants de constater de visu l'impact de la pollution sur les plantes et de suivre l'évolution de celle-ci. En incitant les jeunes à maintenir une bio-station dans leur école et à la gérer en toute autonomie dans le cadre d'un réseau régional, la sensibilisation est continue et effective.

En mettant en relation les jeunes des milieux scolaires avec le monde scientifique, la bio-indication permet d’initier ces jeunes à une pratique scientifique à travers l’expérimentation.

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Avec l'aide de la Région de Bruxelles-Capitale :  

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