Situation à Bruxelles

La Région de Bruxelles-Capitale a une superficie de 161,38 km² dont près de 13 km² sont, en 2005, affectés à l'usage agricole du sol, soit 8 % de notre territoire.

En 1980, le territoire affecté à l'agriculture était de 23,84 km² soit une perte totale d'environ 10 km² en 25 ans. On constate en effet d'après les chiffres de l'Institut National des Statistiques (http://statbel.fogv.be), basées sur les sources du cadastre du Ministère des Finances, qu'on perd environ un demi hectare de terre agricole chaque année depuis 1980.
Les 13 km² de terres affectées à l'agriculture en 2005 représentent 1300 hectares desquels 353 hectares sont utilisées en agriculture, comme suit: 140 hectares de prairies pour quelques 300 bovins principalement, 57 hectares de fourrages, 98 hectares de céréales, 22 hectares de pommes de terre, 15 hectares de betteraves et 11 hectares en horticulture (légumes principalement).

  • Qu'en est-il de ces 1000 hectares de terres agricoles non utilisées ?
  • Qu'en est-il également des 21 exploitations agricoles qui oeuvrent sur le territoire de notre Région ?
  • Ecoulent-elles localement leur production ?
  • Quelle aide leur apporte notre Région pour maintenir ce patrimoine agricole et cette capacité de production alimentaire ?
  • Quel est le taux d'auto-suffisance alimentaire de notre Région ?
 
Les terres agricoles de Bruxelles se partagent principalement entre les communes suivantes: 28% à Anderlecht, 19% à la Ville de Bruxelles, 14% à Uccle, 5% à Molenbeek, 5 % à Auderghem, 4% à Watermael-Boitsfort, 4% à Woluwé-Saint-Pierre, 4% à Berchem-Sainte-Agathe, 4% à Evere, 3% à Jette, 3% à Woluwe-Saint-Lambert, 2% à Ganshoren, 1% à Forest, 1% à Ixelles et 1% à Schaerbeek.
 
Il nous paraît indispensable  de doter la Région de Bruxelles d'une véritable politique d'agriculture qui tienne compte des principes et des propositions de l'agriculture paysanne. Plutôt que d'abandonner ces terres à la spéculation immobilière et foncière, il serait préférable de les consacrer à des projets d'économie sociale capable de réduire le chômage ainsi que de renforcer la sécurité et la souveraineté alimentaire de notre Région.

Il semble donc primordial de repenser l'urbanisme de manière à reverduriser à grande échelle notre ville et à préserver les espaces verts et les terres agricoles existants en deuxième couronne. Face aux problèmes énergétiques et à la crise financière, le temps est venu de redévelopper l'agriculture paysanne à Bruxelles, de mettre en place des filières locales de production alimentaire: légumes, fruits, produits laitiers, viande, miel... La politique du logement doit s'articuler avec ce nouvel impératif et ne peut en aucun cas servir de prétexte à la disparition du foncier agricole bruxellois.